ASIE

     Le kimono (en japonais : 着物, de kiru et mono, littéralement « chose que l'on porte sur soi ») est le vêtement traditionnel japonais. Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux (keikogi, judogi, karategi). Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme kimono désignait tous les types de vêtements ; de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T, portée essentiellement pour les grandes occasions.

     Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement. Il est formé de rectangles de tissus pliés et cousus, mais jamais recoupés ; il est rectiligne, tombant jusqu'aux pieds ou chevilles, suivant la formalité de l'ensemble et la personne qui le porte. Sa particularité consiste dans ses manches très longues, pouvant aller jusqu'au sol pour les kimonos des jeunes femmes (furisode). Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse . Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi.


     Un kimono neuf est particulièrement onéreux, son prix pouvant s’élever à plusieurs milliers d'euros, et le porter est particulièrement compliqué. De nos jours, le kimono est surtout connu par le biais du "jour des vingt ans" (seijin shiki, 成人式 ), où les jeunes Japonaises portent un furisode pour la photo traditionnelle. Parmi les plus chers, le furisode porté pour cette fête est souvent loué pour l'occasion. Un usage plus courant du kimono est réservé aux membres de la « très grande bourgeoisie », qui peuvent s'offrir les différents kimonos correspondant aux phases de la vie (jeunesse, âge mur, etc.) et parfois aux saisons. Cependant, ces dernières années ont vu naître un engouement pour les kimonos d'occasion ou sa version simplifiée le
yukata.

     Alors qu'il faut une dizaine d'accessoires pour s'habiller dans un kimono de femme, les ensembles masculins sont plus dépouillés, comportant un maximum de cinq accessoires.

 
     Aujourd'hui, le kimono est porté lors de grandes occasions, telles que les mariages, fêtes traditionnelles ou encore festivals...

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   Une yourte est une tente en peau ou en feutre des nomades mongols et turcs qui vivent en Asie centrale, notamment en Mongolie, au Kirghizstan, au Kazakhstan et au Karakalpakistan. L'étymologie du mot est d'origine turque (yur).
 
   La yourte traditionnelle, ou ger, est sans aucun doute l'élément le plus important de la vie nomade mongole. Bien que depuis la seconde partie du XXe siècle, la Mongolie se soit fortement urbanisée, plus de la moitié des Mongols continue à vivre dans leur habitat traditionnel. Dans la plupart des cas il s'agit des nomades à la campagne ou des habitants permanents des villes et villages (soit environ plus d'un million de personnes).


     C'est une habitation familiale, comprenant une pièce unique autour d'un poêle. On y trouve plusieurs lits qui servent de sièges pendant la journée, armoire et/ou commode, une table basse où est posée la nourriture. La seule ouverture est la porte d'entrée, à l'opposé de laquelle se trouve traditionnellement le lit du chef de famille. Il y a une autre petite ouverture dans la partie supérieure de la yourte  permettant d'évacuer les fumées et d'éclairer l'ensemble.

 

  La yourte est toujours montée et décorée selon le strict respect des coutumes. La porte de la yourte doit toujours faire face au sud (ou légèrement au sud-est), en direction du soleil. Le poêle, utilisé pour chauffer et cuisiner, est directement placé au centre de la yourte. La partie est est réservée aux femmes et aux activités féminines (cuisine, linge, couture..). Les hommes se tiennent dans la partie Ouest de l'habitation et y rangent le matériel dédié aux activités masculines (chasse, équitation...). Le fond de la yourte, au nord, est consacré aux cultes. On y stocke les objets de valeurs et y expose différentes icônes religieuses ainsi que des photos de la famille.

    La yourte est un espace fortement ritualisé et on y trouve de nombreuses coutumes ancestrales. On ne peut pas agir à sa guise dans une yourte, de nombreuses règles doivent être respectées. Entre autres choses :
- il faut toujours se déplacer dans le sens des aiguilles d'une montre ;
- au moment de dire bonjour, il ne faut pas enlever son couvre-chef, mais le soulever légèrement ;
- de même avant de saluer quelqu'un, il faut enlever ses gants;
- il est mal vu de s'appuyer contre un meuble ou une parois de la tente ;
- il ne faut rien jeter dans le feu, il est sacré ;
- il ne faut pas qu'un poteau s'intercale entre les interlocuteurs;
- il faut se servir de la nourriture avec sa main droite, et de la même manière, il faut utiliser sa main droite pour saisir un quelquonque objet;
- il ne faut pas non plus tourner le dos aux objets de cultes situés au fond de la yourte.


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   Porté par plus de 300 millions de femmes indiennes, le sari est un vêtement traditionnel dont l'origine remonterait vers 100 av. J.-C.; et est donc l'une des rares habitudes vestimentaires à avoir été conservée par le temps. C'est une large bande de tissu (qui peut être faite d'une simple cotonnade tissée à la main, de polyester brillant ou de soie imprimée) d'environ 1 m 20 de large sur 5.5 à 10m de long. Le sari lui-même est toujours fait d'une seule pièce (selon l'hindouisme, tout vêtement cousu ou percé par une aiguille était considéré comme impur) et se porte sur un jupon et un corsage serré laissant le ventre nu.

   Sa technique de drapé varie selon les régions, les castes, les activités, les religions, etc... et  ne peut être porté que par une femme mariée.

Les couleurs et motifs des saris ont chacun une signification particulière :

   

- Le blanc est la couleur traditionnelle des brâhmanes ou prêtres (la teinture étant considérée comme impure), c'est aussi la couleur du deuil, portée donc par les veuves. 

- Le vert : jadis la couleur de la caste des vaishya (marchands). Elle est aujourd'hui surtout un signe d'appartenance à la communauté musulmane. Des saris verts sont portés aussi, dans certaines régions de l'Inde, pour le mariage.

- Le bleu est traditionnellement la couleur de la caste des shûdra (agriculteurs, artisans, tisserands...). Elle était évitée par les castes élevées (le procédé d'obtention de l'indigo étant considéré comme particulièrement impur).

- Le noir est une couleur traditionnellement rare, considérée de mauvais augure.

- Le rouge est la couleur de la caste des kshatriya (nobles guerriers). Censée être de bon augure. C'est également la couleur la plus habituelle des saris de mariage.

- Le jaune/safran : son symbolisme est lié à la religiosité, à l'ascétisme. Dans certaines régions de l'Inde, une tradition veut qu'une mère porte un sari jaune sept jours après la naissance de son enfant.

- La mangue : il s'agit avant tout d'un symbole de fertilité et d'abondance.

- L'éléphant représente, sans surprise, la puissance, le pouvoir, la royauté mais son symbolisme peut aussi être associé à l'eau et à la fertilité.

- Le perroquet est, quant à lui, signe de passion, de séduction.

- Le poisson est un autre signe de fertilité et d'abondance, mais aussi de pouvoirs surnaturels.

- La conque (coquillage), elle, représente le son divin.

      Bien sûr on rencontre aussi divers motifs de fleurs, plus ou moins stylisées, à valeur purement décorative ou au symbolisme varié...  

       

 

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    La calligraphie japonaise est un art traditionnel consistant à écrire les idéogrammes au pinceau et à l'encre. Cet art est très ancien et se pratique depuis plus de 3000 ans. Initialement née en Chine, la calligraphie a été introduite au Japon, à Taiwan, en Corée et au Vietnam avec l'écriture chinoise. A travers les siècles, la calligraphie est devenue l'un des arts les plus importants de la culture asiatique. 


    En langue japonaise, le mot calligraphie se prononce shodo, ce qui signifie littéralement la voie de l'écriture. A la différence de la calligraphie européenne, le shodo n'est pas considéré uniquement comme un simple moyen d'écriture ou une forme d'art décoratif. Historiquement, la calligraphie était un signe de bonne éducation, de haut niveau culturel. Au Japon, on considère que la pratique de la calligraphie permet d'atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l'esprit. Les moines bouddhistes utilisent la calligraphie comme une forme de méditation.
  
   Selon la légende, les idéogrammes ont été donnés aux hommes par les dieux. Pour cette raison, dans la culture asiatique, on les traite toujours avec le plus grand respect. On considère que les idéogrammes écrits au pinceau sont vivants, dotés d'une énergie vitale appelée ki en japonais.
 

    Traditionnellement, la maison japonaise est décorée par une inscription calligraphique bienveillante, poétique ou une phrase de sagesse. Les talismans de bonheurs et de santé vendus aux temples japonais comportent obligatoirement une inscription calligraphique. La calligraphie est utilisée dans les cartes postales pour transmettre les voeux de bonheur. Elle décore les enveloppes d'argent offerts aux fiancés pendant les mariages. La calligraphie est tout simplement incontournable dans la vie quotidienne des japonais.

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